64 % vers une alternative citoyenne en France écrit par Jean-François LEGENDRE Quatrième de couverture Jean-François LEGENDRE, 69 ans, est marié et a quatre enfants. Né en Normandie sur les plages du débarquement, il a toujours eu comme idéal la Liberté. La réflexion citoyenne qu’il propose questionne les enjeux de la prochaine élection présidentielle. Selon lui, le ras-le-bol actuel du Peuple de France vis à vis de notre système politique ne doit pas déboucher sur l'arrivée au pouvoir de partis extrémistes dont les intentions ne sont pas claires et qui amplifieraient les tensions et la violence au sein de notre société. Il estime qu'une autre voie existe. Il explique qu'un autre choix est possible, si le Peuple le veut. « Nous devons apprendre à vivre tous ensemble comme des frères sinon nous allons tous mourir ensemble comme des idiots » Révérend Martin Luther King Préambule Certains événements représentent des tournants majeurs dans nos vies. L'élection présidentielle de 2027 en sera un, assurément. Nous serons devant un choix décisif : - continuer sur la route actuelle, insoutenable et décevante - partir vers un inconnu inquiétant, et risquer de nous perdre ou choisir d'avoir confiance, explorer de nouvelles terres et découvrir leur fertilité. J'espère que nous opterons pour cette route innovante et que, comme des bâtisseurs résolus et enthousiastes, nous déciderons d'une architecture nouvelle pour notre société, convaincus qu'un changement radical est nécessaire pour sécuriser notre avenir et pour que la société française retrouve sa cohésion. Les pages qui suivent décrivent les étapes et les idées qui jalonneraient ce processus de transformation et pourraient permettre de vivre en harmonie dans un environnement pacifié, sécurisé par la construction des piliers que sont l’Équité, la Vérité et la recherche permanente du Bien Commun. Note de l’auteur : Le genre masculin est utilisé dans cet ouvrage comme genre neutre pour désigner aussi bien les femmes que les hommes. Sommaire Quatrième de couverture 2 Préambule 4 Le contexte 6 Le besoin d’élus nouveaux et d’une autre façon de gouverner 6 Faire pire qu'eux serait difficile 7 Le changement 8 Comment s’y prendre ? 9 Réunir les 500 signatures 10 Les grands principes 11 Le système de référendums 11 Construire solide en brisant la dette 12 L’exode urbain 16 Une autre vision des grands sujets de société 18 L’économie 18 L’Europe 23 La mondialisation 24 La démondialisation 25 Les partis politiques 27 Le changement climatique 28 Le travail 29 La sécurité 30 L’immigration 31 Le rôle de la France dans le monde 33 L’éducation 34 L’intelligence artificielle 35 Le bonheur 36 Synthèse 38 ALERTE GENERALE 39 64 % Selon l'IFOP, c'est le pourcentage des électrices et électeurs français qui ne veulent plus voter pour un parti politique quel qu'il soit. Ce pourcentage atteint 74% lorsqu'il s'agit d'une élection locale ou municipale au cours desquelles les électeurs souhaitent désormais une implication citoyenne beaucoup plus forte dans les processus de décision. On en a la démonstration par l’élection récente de nombreuses listes citoyennes dans diverses villes et villages du territoire qui confirme cette orientation. Le contexte Nous pensons qu'une autre vision de la société est possible, qui sera basée sur la recherche du Bien Commun et non plus sur la recherche exclusive du profit et de la croissance infinie. Pour « changer le monde » il faudra changer nous mêmes et cela demandera des efforts sur la durée. Il nous faudra incarner ce vers quoi nous voulons aller et nous savons que nous rencontrerons des vents contraires. Le besoin d’élus nouveaux et d’une autre façon de gouverner Le Peuple de France veut « reprendre la main » grâce à des dirigeants issus de la société civile. Ces personnes auront un autre regard sur les questions et les enjeux auxquels nous sommes confrontés et ils y apporteront des solutions nouvelles. Il y a tellement de personnes compétentes dans la société civile qui ont montré leurs capacités à gérer des entreprises, des associations, des hôpitaux…, sans créer de dettes et de déficits, car libres de toute doctrine politique et dirigés seulement par l'intérêt commun Le rejet des politiciens professionnels est le résultat de leur bilan et de leur attitude partisane souvent arrogante. Depuis plusieurs décennies, nous avons docilement voté pour elles, les « soi-disant » élites. Nous avons cru leurs promesses, gobé leurs mensonges, supporté leurs carences, accepté leurs scandales. Mais aujourd'hui, la coupe est pleine et nous revendiquons l'ambition de prendre les commandes et de conduire à notre tour le véhicule France. Il y a des gens compétents en dehors des partis politiques . Nous ne sommes pas plus bêtes qu'eux. Faire pire qu'eux serait difficile Les déficits sont partout, l'endettement de l’État a atteint un niveau préoccupant, les classements de la France dégringolent, l'insécurité gagne et l'horizon proposé est de nous préparer à la guerre. Le système capitaliste néo-libéral dans lequel nous vivons est à bout de souffle et nos dirigeants cherchent désespérément des artifices pour le faire perdurer. Ce sont « pêle-mêle » de nouveaux accords commerciaux internationaux, des autorisations de forages de plus en plus complexes, une accélération de la déréglementation orchestrée par les lobbies… Tout cela afin de mettre sous perfusion une mondialisation dévastatrice pour notre planète, nos entreprises et finalement notre cohésion en tant que société qui n'est plus ni Libertaire, ni Égalitaire, ni Fraternelle. Nos dirigeants politiciens sont formatés pour ce modèle qui repose sur la dette, génératrice d'une croissance artificielle, et sont soumis au bon vouloir des marchés et de la finance internationale. Aussi longtemps que la logique gouvernementale restera inchangée, la situation continuera à empirer. Et c'est nous qui payons une addition qui s'alourdit de jour en jour. La sanction à laquelle nos gouvernants nous exposent est l'arrivée au pouvoir de partis extrémistes qui emmèneront le pays vers de dangereux territoires, pour des expériences que personne ne veut revivre. C'est le cas de la Hongrie, des Pays Bas, de la Pologne… C'est malheureusement le sens de l'Histoire. Associée à cette menace et à force de voter des budgets déficitaires depuis 45 ans, la mise de la France sous la tutelle du FMI apparaît désormais comme une possibilité crédible. C'est arrivé en Grèce… Mais il est possible de réagir et d'inverser le sens que l'histoire risque de prendre. Une voie inexplorée existe, elle est devant nous, elle nous tend les bras : c'est l'instauration d'une démocratie citoyenne qui redonnera la parole au Peuple en le faisant participer à la prise de décision, par son vote, lors de référendums nombreux et fréquents. Actuellement la démocratie est confisquée et le pays suffoque et se déchire. La philosophie générale du mouvement, ses propositions et sa position sur de nombreux sujets de notre quotidien sont exposées dans les paragraphes qui suivent. Le changement Comment s’y prendre ? Pourquoi les choses changeraient-elles si nous conservons les même dirigeants ? Il n'est pas nécessaire de nommer les personnes qui vont concourir à cette élection présidentielle de 2027, nous les connaissons toutes depuis longtemps. Comment imaginer que quelque chose changera le jour où l'une d'entre elles sera élue ? En fait c'est un parti politique, un clan qui sera élu. Ce sera le même scénario que celui que nous connaissons depuis 40 ans, puisqu’aucun ne souhaite changer de logiciel. La rupture nécessaire ne peut être opérée que si le Peuple reprend la main. Le Peuple exige la justice, il est prêt à entendre la vérité et à faire les efforts permettant le retour à une société pacifiée, qui aura échappé aux sirènes extrémistes et qui vivra dans un nouveau contrat social. Bien sûr nous sommes déçus par la situation actuelle, et l'envie d'essayer autre chose est forte. Depuis deux élections, on nous a culpabilisés si nous ne votions pas dans l'esprit du Front Républicain et nous avons obéi, en votant pour les partis traditionnels même lorsqu'ils n'étaient pas ceux que nous aurions choisis. Nous avons également subi, lors de nombreuses élections législatives, le jeu pitoyable des désistements pour faire soit disant barrage ou sauver un siège et qui fausse l'expression citoyenne. Ce sont des procédés particulièrement scandaleux qui ont abouti à une Assemblée Nationale artificielle où la volonté du Peuple n'est pas respectée, et qui ne laisse au gouvernement que le recours au 49.3 ou à la compromission avec certains partis prêts à négocier leurs voix. Mais aujourd'hui, nous avons la possibilité de ne plus être prisonniers de ces partis politiques sclérosés. Au niveau local près de 200 listes citoyennes proposant un fonctionnement basé sur la démocratie participative sont élues lors des dernières élections municipales. Bravo à elles ! Quel espoir Cela confirme que ce besoin d’évolution démocratique est très fort et il faut désormais proposer ce modèle au niveau national. La route est tracée : validons cette vision de la société en votant pour un candidat citoyen issu du mouvement «A nous Maintenant» lors de l’élection présidentielle de 2027. Réunir les 500 signatures Le système a prévu une défense contre une telle initiative : ce sont les 500 parrainages qu'un candidat doit réunir pour pouvoir concourir à cette élection. C'est un obstacle important. Mais il y a environ 40 000 personnes habilitées à donner un parrainage (dont 35 000 maires) et à chaque élection présidentielle, plus de 20 000 de ces parrainages ne sont pas utilisés, donc perdus pour notre démocratie. Nous sommes confiants qu'au moins 500 élus courageux et conscients de la nécessité, entendront notre appel et parraineront notre candidature. Pour cela il faudra que nous ayons accès aux médias qui nous permettront de faire comprendre notre démarche et de demander les soutiens nécessaires à notre participation à cette élection. Les maires et leur conseils municipaux représentent le dernier rempart contre l'éloignement définitif du Peuple vis-à-vis de l'organisation de la société. Ils montrent l'exemple de ce que doit être l'implication de chacun pour son village, sa ville, son territoire. Dans les pages qui suivent, ils se rendront compte à quel point ils seront les personnages centraux de notre projet. Nous les saluons ici et nous ferons en sorte de mériter leur soutien. Les grands principes Le système de référendums Le référendum est l'outil majeur que nous utiliserons pour faire vivre concrètement la nouvelle démocratie citoyenne dont le pays à besoin. “Rien n'est plus équitable, noble et vertueux que de demander au Peuple son avis” écrivait en 1940 Simone Weil. Cette décision sera à l’initiative du Président de la République, ce sera le référendum d’initiative gouvernementale RIG Mais c’est la façon verticale de procéder et il est fondamental d’aller jusqu’au bout de la démarche, d’entendre la voix citoyenne qui s’est exprimée et d’intégrer dans la loi le résultat de la consultation. Mais ceci n’est que le premier étage de la fusée… Il faut également que le Peuple puisse lui-même proposer des textes de référendums. C’est un processus horizontal, qui requiert un certain nombre de signatures citoyennes pour valider un texte qui deviendra, s’il satisfait à toutes les exigences constitutionnelles , une question soumise à la population par voie de référendum d’initiative citoyenne, le RIC. Le résultat de la consultation deviendra une loi. Le RIG et le RIC associés, constituent une des bases de la démocratie citoyenne que nous défendons. C’est une sorte de co-habitation entre le Peuple et le Gouvernement, qui disposent tous les deux d’un outil incontestable pour apporter des changements dans le fonctionnement de notre société. Nous ne craindrons pas le résultat des référendums car il ne peut s’agir d’un vote pour ou contre le gouvernement, ce sont des outils destinés à faire progresser la société. Ce n’est pas le cas de nos dirigeants sur le dernier quart de siècle…. Le dernier référendum en France date de 2005. 20 ans sans référendum…et on sait ce qu’il advint du résultat de ce dernier vote. Le système actuel ne permet pas l'expression de notre avis, on nous demande de voter une fois tous les 5 ans, pour des gens, pour des partis politiques, mais pas pour des idées. Le RIG que nous proposons reposerait sur trois niveaux quantitatifs, dont le processus serait informatisé. En fonction de l'importance et de la gravité des sujets, une instance représentative décidera du niveau de la consultation. Niveau 1 : 1 million de personnes tirées au sort et représentatives de la population Niveau 2 : 10 millions de personnes tirées au sort et représentatives de la population Niveau 3 : Référendum général Pour réaliser la sélection de l’échantillon représentatif, l'algorithme choisira de façon aléatoire des personnes dont les âges, les revenus, les lieux de vie, ou encore les catégories socio-professionnelles seront un miroir de la société française. Il y aura au préalable une information/explication détaillée sur les sujets traités et les personnes sélectionnées informatiquement pour le vote pourrons poser des questions sur un site dédié. L'échantillon tiré au sort sera différent pour chaque consultation et le vote sera facile à effectuer directement sur son ordinateur ou téléphone portable. Il n'y aura pas de limite au nombre de RIG annuels. Finis les 49.3, finis les marchandages au sein des Assemblées pour faire passer une loi avec une ou deux voix de « majorité ». Une grande bouffée d’oxygène, un air frais de démocratie. Cette façon de procéder garantira la Paix Sociale, car quand le Peuple s'exprime, personne ne peut contester sa décision. Les grèves et manifestations ne devraient plus avoir lieu : si le Peuple décide de porter l'âge de la retraite à 65 ans ou de re-nationaliser les autoroutes, qui pourra s'y opposer ? Le RIC quant à lui concernerait systématiquement l’ensemble du corps électoral. De nombreuses modifications de la Constitution devront être implémentées pour officialiser ce mode de fonctionnement et pour définir le nouveau rôle des Assemblées. Construire solide en brisant la dette On ne peut rien construire de durable qui ne soit bâti sur de solides fondations. Il faut mettre fin aux cancers qui nous rongent : les déficits. Ils sont partout et tous ne sont pas apparents. Il faut les réduire. Sur les 45 dernières années, tous les budgets annuels ont été votés… déficitaires ! Nous dépensons annuellement 150 milliards de plus que ce que nous générons comme richesse et cette somme, il faut l'emprunter sur les marchés financiers, avec intérêts. La dette globale est de 3500 milliards d'euros. Rien que les intérêts de notre dette représentent 80 milliards d'euros par an. Trouver un équilibre financier est le point de départ de tout redressement responsable. La dette liée à des investissements est justifiée, mais il ne faut plus créer de dettes de fonctionnement. Il faudra être courageux et solidaires. Chacun devra contribuer en fonction de ses moyens à un équilibre du budget français. Il ne faut pas avoir peur, la justice sera à la base des efforts demandés et nous pourrons ensuite nous regarder en face, fiers d'avoir enfin tourné le dos à la dette qui ronge notre société et qui sera laissée comme cadeau empoisonné aux générations futures. Les efforts demandés ne seront pas des taxes supplémentaires, ils consisteront en des réductions des versements de l’État en termes d'exonérations, de subventions, ou encore de prestations. Donc moins de remboursements pour les actes médicaux et les médicaments, moins de prestations chômage, moins de prestations sociales, moins de niches fiscales, moins d'aides diverses aux entreprises… L'augmentation des impôts concernera uniquement les hauts revenus et il sera procédé à une forte réduction des possibilités d'optimisation fiscale et d'évasion vers les paradis fiscaux. Au moment où ces lignes sont rédigées, on apprend que 13 000 millionnaires français ont payé zéro impôts en 2025, à priori rien d'illégal, mais la législation est trop laxiste et sera modifiée. La plupart des aides d'État ne font aujourd’hui l'objet d'aucune étude d'impact. Les contrôles seront donc multipliés et renforcés, car il est légitime de s'assurer de l'efficacité des dépenses supportées par les budgets publics. C'est d'ailleurs la recommandation conjointe de la Cour des Comptes et du Sénat. La vertu sera récompensée et les tricheurs seront sévèrement punis. Mais il ne faut pas se leurrer, mettre à contribution les « riches » n'est pas la solution miracle. Nous le ferons, mais il faut également admettre que notre système est trop généreux et accepter de réduire la voilure pendant quelques années. Le passage de l'âge de la retraite de 65 ans à 60 ans en 1981 était irresponsable, le passage au 35 heures payées 39 l'était tout autant. Aucun autre pays au monde n'a pris ces décisions, ils ont au contraire allongé la durée de cotisation en passant l'âge de la retraite à 64, 65 ou 67 ans. Pourquoi aurions nous raison contre tous ? En France, l'assistanat est partout. La santé De notre naissance à notre mort, quel que soit le problème de santé que nous rencontrons, il est pris en charge intégralement par des organismes mis en place par l’État : on a juste à montrer sa carte Vitale et le reste à charge est de… 0€. C'est merveilleux, il faut préserver ce système, mais il faut savoir que cela n'existe que dans de très rares pays. L’éducation De la maternelle à l'Université, aucun frais d'éducation. Des bourses et des allocations de rentrée scolaire, des restaurants universitaires et logements d'étudiants viennent compléter le dispositif. C'est merveilleux, il faut préserver ce système, mais il faut savoir que cela n'existe dans aucun autre pays. Le logement, les transports De nombreux dispositifs d’aides existent pour prendre en charge ou réduire le coût de ces services (aide au logement, réductions de tarif, …). Si nous voulons que tout cela continue, il va falloir faire des choix et nous les ferons tous ensemble, dans le cadre de notre logique participative. En France, il existe environ mille dispositifs d'assistance, tous secteurs confondus. C'est le record du monde ! Ces exemples montrent qu'il nous faudra être raisonnables et accepter d’étudier la pertinence de l’ensemble des mesures d’assistanat. Si l’Etat doit subventionner massivement, c’est qu’il estime que la situation des français face à l’énergie, au logement, ou encore au travail, n’est pas vivable et qu’il doit compenser. Nous interviendrons en amont, afin de ne plus entretenir un système artificiel et de s’attaquer à la racine des problèmes. Pourquoi donner des chèques énergie plutôt que de réduire les prix du gaz ou de l’électricité.? Pourquoi des APL au lieu d’un encadrement des loyers ? En 2025, les dépenses de Sécurité Sociale ont atteint 680 milliards d’euros (dont 300 pour les retraites du régime de base) et affichent un déficit de 10%. Si nous acceptions de réduire nos prestations de ce même pourcentage, nous serions toujours parmi les mieux couverts au monde. Comme un enfant qui aurait un peu moins de cadeaux sous le sapin. Les déficits de la Sécurité Sociale seront transférés aux générations futures, notre responsabilité est donc engagée. A défaut de fournir ces efforts la situation nous échappera complètement et les organismes financiers internationaux prendront le contrôle et remettront en cause notre souveraineté. Ce n'est pas une bonne nouvelle, mais c'est la réalité. Les budgets devront au minimum être à l'équilibre. Que ce soit celui de la Sécurité sociale, celui des retraites, celui de l’État... pas de déficit. La réalité ne doit pas nous faire peur, les efforts seront partout et si nous sommes solidaires, si nous acceptons de reconnaître les enjeux et de faire ce qui doit être fait pour rebâtir des fondations solides, nous en récolterons les fruits et nous entrerons dans une nouvelle Ère : celle de l'éthique et de la raison. Continuer à nier l'évidence en accumulant des déficits et des dettes serait irresponsable. Notre engagement est que les efforts demandés seront justes, car proposés par une Assemblée citoyenne élue hors des partis. Les propositions de cette Assemblée seront ensuite soumises à référendum, avant d'être appliquées. Le modèle de gouvernance proposé par A Nous Maintenant garantira la justesse et l'équité des efforts demandés. L’exode urbain Le déclenchement d’un mouvement majeur des citoyens des villes vers la campagne est une idée essentielle du mouvement A Nous Maintenant. Un Ministère de la Relocalisation Verte sera créé pour coordonner cette transformation. A l'inverse de ce qu’il s'est passé dans les années 1970, nous proposons et encourageons un exode citadin et le retour vers un environnement naturel dans un cadre de vie apaisant qui permettra le mieux-être de milliers de personnes et le repeuplement de territoires et de villages en souffrance. Il y a des milliers de maisons à acheter à des prix très abordables, des fermes et des commerces à reprendre, des municipalités qui accueilleront à bras ouverts des énergies nouvelles. Éloigner du tumulte stressant des villes tous ceux qui le souhaitent, rééquilibrer la répartition des personnes sur le territoire, permettre à beaucoup de prendre un nouveau départ, proposer une reconnexion avec la Nature, voilà le projet porteur qui transformera notre société. La crise du Covid avait permis à certains de retrouver la campagne et ses bienfaits. A nous d'amplifier ce mouvement et d'en faire le noyau d'une politique de changement fondamental des priorités de vie. Il faudra faire l'inverse de ce qu'ont fait les gouvernements précédents. Au lieu de fermer les commerces, les écoles, la Poste, les maternités, les entreprises, il faudra recréer un tissu économique et social, faire revivre le cœur de la Nation, nos campagnes, l'endroit d'où nous venons tous. A la campagne et dans les villes moyennes, on respire mieux, on mange mieux, on cultive son jardin, on marche, on dort mieux, on est en meilleure santé physique et psychologique. Les besoins sont immenses car les entreprises qui ont survécu loin des villes peinent à recruter : des sites industriels reprendront vie avec le concours des pouvoirs publics. L’agriculture De 2020 à 2025, 500 000 fermes de petite taille ont disparu en France, soit 200 par jour ! 90% des départements ont perdu la moitié de leurs exploitations agricoles. Le rythme des disparitions s’accélère au profit des grosses exploitations dites intensives. On laisse disparaître nos fermes et on importe des produits agricoles de l'autre bout du monde. Pourtant nous sommes tous à la recherche d'une nourriture saine, bio et locale. Il est temps de reprendre les choses en main et d'aider tous ceux qui voudront se rapprocher de la Nature et contribuer à la revitalisation de nos campagnes. L'aide aux petits agriculteurs sera une priorité. Ces personnes ne font pas les 35 heures, ne font pas de travail à distance, n'ont pas 6 semaines de congés, de RTT, travaillent les jours fériés, tout ça pour nous nourrir sainement. Ils sont essentiels à la Nation et pourtant 150 d'entre eux se suicident tous les ans par désespoir. Un numéro de téléphone d'urgence sera mis à leur disposition et leurs appels seront suivis d'effets immédiats en priorité absolue, visites sur place et identification de solutions. Les Chambres d'agriculture seront responsabilisées à cet effet. Ces personnes qui nous nourrissent ont du mal à survivre, c'est l’un des grands scandales de notre époque. Nous serons avec eux au quotidien et nous leur garantirons un niveau de vie décent, pourquoi pas un salaire minimum ? Nous venons de décrire la philosophie générale du mouvement A NOUS MAINTENANT et nous indiquons ci-après notre vision de certains des grands sujets qui composent notre quotidien. Une autre vision des grands sujets de société L’économie L'Économie française produit annuellement une “richesse” évaluée à 3 000 Milliards d’euros, c’est le fameux PIB (Produit Intérieur Brut). Notre déficit, à fin 2025, s'établit à 5% du PIB, soit environ 150 Milliards. La logique capitaliste impose une croissance constante de l'économie (culte du toujours plus), si ce n’est pas le cas, on parle de récession, le pire des constats pour nos gouvernants. Cette croissance qui repose sur l'augmentation constante de la production et des services, est devenue létale, mortelle pour la Terre, car elle requiert une prédation constante et croissante sur les ressources minérales, végétales et animales. De plus, cette très faible croissance repose sur l’augmentation de la dette, mais comme elle permet aussi de la rembourser, le système actuel mise tout sur elle et fait ainsi croire que tout ne va pas si mal. C'est le serpent qui se mord la queue, c'est absurde, cela évite l’effondrement et prolonge “la fête”.... Une bonne gestion de notre économie serait justement de faire des économies, afin de réduire les déficits et d’emprunter moins, voire plus du tout, ou alors emprunter aux Français, sous forme de bons du Trésor, qui au moins percevraient les intérêts. Pour réduire la partie de notre dette détenue par l’étranger il faudrait simplifier les procédures permettant aux Français d’acheter des obligations d’Etat. Une économie éthique Nous développerons toutes les activités permettant le recyclage, la réparation, la ré-utilisation, la fabrication de biens “qui durent toute la vie” comme à l’époque de nos parents et de nos grands parents. * La consigne des bouteilles en verre sera généralisée. * Les produits jetables devront être progressivement éliminés, idem pour les emballages non essentiels. * Nous mettrons fin à l'obsolescence programmée, en imposant des durées de garantie, qui forceront les producteurs ou revendeurs à mettre sur le marché des produits de qualité, comme ceux d’antan. * Nous ferons de la production agricole bio, toutes spécialités confondues, la priorité de notre économie. Notre santé dépend de ce que nous mangeons. Bien manger est donc un investissement pour l’avenir qui permettra d’alléger les dépenses de santé. * Nous devons augmenter fortement les volumes produits en France afin de réduire les importations dont nous ne contrôlons pas la qualité. Bref, nous créerons une nouvelle économie éthique, qui permettra à chacun d’avoir confiance dans les produits qu’il consomme et aux producteurs et aux artisans de vivre dignement de leur travail. C’est la recommandation de l’ONU, “développer une Économie verte qui entraîne une amélioration du Bien-Être humain et de l’équité sociale, tout en réduisant de manière significative les risques environnementaux et la pénurie de ressources.” C’est bien l’intention du Mouvement. Les énergies positives existent en France, elles sont nombreuses, autant dans la jeunesse, pleine de promesses, que chez les seniors désœuvrés par des départs en retraite trop précoces et qui privent le pays de compétences et d'un savoir-faire essentiels. L'entreprenariat Beaucoup de bonnes volontés sont découragées par le parcours du combattant que représente la création d'une activité en France et par des charges qui s'abattent sur l'entreprise avant même qu'elle soit en mesure de générer du chiffre d'affaires. Nous proposerons qu’il n’y ait pas d'impôts et seulement des charges sociales symboliques pendant les trois premières années d'existence. Une autre priorité sera de soutenir les activités existantes et de sauver toutes celles qui présentent un profil et des perspectives valables. Il est tellement plus facile d'aider quelque chose qui existe, plutôt que de reconstruire à partir de rien. Il y a eu 70.000 défaillances d'entreprises en France en 2025 ! C'est une hécatombe. Tout comme les abeilles sont décimées par le frelon asiatique, nos entreprises sont dévastées par les importations massives en provenance du monde entier. Trop peu de mesures sont prises pour protéger notre tissu industriel qui meurt peu à peu. Nos dirigeants adeptes du libre-échange et de la mondialisation ne réagissent pas. Les activités essentielles (agriculture, santé, éducation) souffrent, alors que la finance et la spéculation (non essentielles à la vie) enrichissent un petit nombre. Les Chambres de Commerce régionales doivent être en première ligne pour identifier, conseiller, coacher les entreprises en difficulté. Des procédures d'alerte efficaces doivent être mises en place pour que les procédures de sauvegarde fonctionnent quand il est encore temps. L’État devra intervenir pour sauver les entreprises méritantes. Des seniors expérimentés doivent être sollicités pour devenir les anges gardiens dont les entreprises ont besoin. La fiscalité Le mode de fonctionnement de notre fiscalité prendra en compte la contribution de chacun à la bonne marche de la Société. Les heures passées en bénévolat pourront, par exemple, être prises en compte dans le calcul de l’impôt. Les efforts devront être consentis par tous, car chacun d'entre nous est à même d'apporter son concours à la bonne marche de l'ensemble. La solidarité continuera à ne laisser personne au bord de la route mais cette fois encore, les tricheurs et les abus seront sanctionnés. Par exemple, l'augmentation de 30% des arrêts maladie sur les dix dernières années doit être rigoureusement analysée. Neuf millions d'arrêts en 2025 qui représentent une charge de 14 milliards pour l'assurance maladie, alors que le temps de travail a diminué et que le travail à domicile est apparu, cela pose question. En parallèle, les Français(es) sont les plus gros consommateurs de médicaments en Europe, alors que comme nous l'avons vu, ce sont ceux qui travaillent le moins. On comprend bien qu'il n'y a là aucune accusation à l'adresse de tel ou tel groupe de personnes, mais qu'il convient de trouver des solutions à ces problèmes qui ne font que grossir et qui génèrent un déséquilibre de plus en plus important dans les comptes de la Nation. Le Peuple souverain décidera par voie de référendums de ce qu'il conviendra de faire pour les nombreux sujets tels que ceux évoqués ci-dessus. En tout cas une chose est certaine, c'est qu'on ne peut pas aller de l'avant si on refuse de se regarder en face et de corriger la situation inquiétante que nous laissent les gouvernements précédents alors que nous les pensions avisés. S'ils sont bien répartis, les efforts demandés ne seront pas si difficiles à réaliser. En effet, on constate que l'épargne des Français(es) augmente tous les ans d'un montant quasi égal a l'ensemble des prestations sociales versées par l’État, et atteint actuellement des sommets à 9000 milliards d'euros. Est-ce à dire que, pour certains, ces prestations ne sont pas nécessaires, puisqu'elles finissent sur des livrets d'épargne ou d'assurance vie ? Il y donc à ajuster équitablement, les prestations sociales, les différents prélèvements ou le montant des retraites, mais les efforts de l’État Providence ne peuvent pas finir sur des supports financiers privés. L’Europe Créée en 1957, la Communauté Économique Européenne est devenue l'Union Européenne (UE) et rassemble aujourd'hui 27 États, soit environ 350 millions de personnes. Le Parlement de l'UE siège à Strasbourg et à Bruxelles, il est composé de 720 députés européens élus par les populations des 27 États membres. La Commission Européenne est le gouvernement de l'Union, ces dirigeants ne sont pas élus par les peuples, mais désignés par les 27 présidents des États membres. Nous avons abandonné une partie importante de notre souveraineté à l'Union Européenne, et c'était la contrepartie à la création de cet ensemble robuste, qui permet aux 27 États d'exister et de faire entendre une voix commune. Cependant, certaines législations ou directives éditées par l'Union sont trop pénalisantes pour les États et devront être renégociées. Quand on regarde les exigences de la Commission concernant le marché de l'électricité en France, on reste incrédule. Sous le prétexte de mettre fin au monopole d'EDF, nous avons été contraints de créer de toutes pièces une concurrence artificielle (ARENH) et pour ce faire, de mettre en place un marché boursier de l'électricité (EPEX) sur lequel des dizaines de sociétés opportunistes peuvent acheter de l'électricité à bas prix et nous la revendre, via les réseaux d'EDF, en faisant des bénéfices. C'est 25% de la production de nos centrales nucléaires qui sont ainsi revendus et qui génèrent une perte annuelle de 50 milliards d'euros pour EDF et donc pour l’État. C'est ubuesque, et cela doit s'arrêter. D'autres exemples illustrent l'intrusion excessive de l'UE et de la Commission dans l'organisation de la société française. A cet égard, la privatisation de nos barrages hydro-électriques est un autre exemple préoccupant, on peut citer également le très controversé accord du Mercosur et d’autres accords de libre échange. La force principale de l'Europe c'est d'être une Union de pays démocratiques qui ont comme doctrine commune : la Liberté, nous en serons de fervents défenseurs. La mondialisation Début 1992, le traité de Maastricht est signé, qui fonde l'Union Européenne. Les frontières disparaissent et le grand Marché Européen est visualisé par le reste du monde comme un espace attractif de 350 millions de consommateurs disposant d'un pouvoir d'achat. Les lobbies s'organisent pour déréguler ce marché, et on ne s'opposera pas suffisamment à ces groupes d'influence à la solde des multinationales. En 2001, la Chine rejoint l'Organisation Mondiale du Commerce et devient l'usine du monde. La conséquence sera le début de notre désindustrialisation et la destruction rapide de plus de 3 millions d'emplois. Les conséquences en termes de pollution et d'émission de gaz à effet de serre sont très négatives pour notre environnement, et dévastatrices au niveau de l’emploi et de la souveraineté. En 2002, c'est l'arrivée de l'Euro, qui intensifie encore plus les échanges commerciaux. Après 25 ans de mondialisation effrénée, le bilan n'est pas bon. Les grands gagnants sont : La Chine, qui est devenue en un quart de siècle la deuxième puissance mondiale. Les multinationales, dont les valorisations boursières ont explosé. Les banques, qui ont pu jouer librement au grand Monopoly mondial et accueillir les gigantesques profits de la mondialisation. Les perdants sont : Les peuples, qui ont vu stagner leur pouvoir d'achat, qui ont été ensevelis sous des milliards de produits fabriqués sans normes qualité précises. La planète, touchée de plein fouet par la sur-consommation de produits ayant des durées de vie courtes (obsolescence programmée) et imposent un prix écologique colossal à la planète du fait des transports à travers les airs ou les océans et des monceaux d'objets plastiques et de vêtements qu'on ne sait pas comment recycler. Notre tissu économique, majoritairement détruit, et par conséquent l'augmentation du chômage de masse, qui a généré une accélération des déficits des caisses sociales concernées, du fait des licenciements, départs à la retraite anticipés et compensations salariales diverses. Les finances françaises qui ont accumulé une dette de 3000 milliards d'euros. Notre souveraineté, mise en péril par les délocalisations de productions dans les domaines industriels ou médicaux. Nous sommes les dindons de la farce, contraints d'acheter des armes et des technologies aux États- Unis et des jouets en plastique, des vêtements et des voitures électriques aux Chinois. La démondialisation Nous prônons la démondialisation. Il est vital de rapatrier les activités de base que nous maîtrisions et que nous avons peu à peu laissées partir en imaginant que cela ne poserait pas de problème. Pour beaucoup, ce sont des activités manufacturières que nous estimions trop consommatrices de main-d’œuvre et donc trop coûteuses pour être réalisées en France. Pour certaines d'entre elles, nous avons perdu la capacité et le savoir-faire : il faudra ré-inventer les processus. Dans tous les cas, c'est notre autonomie et notre souveraineté qu'il faut rétablir afin que nous ne nous retrouvions pas dans des situations de dépendance stratégique (médicaments, masques, vaccins, poudre militaire, engrais, semences…). Un exemple parmi tant d'autres : dans le domaine forestier, nous abattons des chênes multi-centenaires et les vendons à des sociétés en Asie, qui les transforment en lattes de parquet qu'elles nous revendent, en réalisant la vraie plus-value de transformation tandis que nous avons seulement vendu de la matière première. Ne sommes nous pas capables de fabriquer des lattes ? Ce qui éviterait des transports absurdes… Notre croissance actuelle n'est plus basée sur la production mais sur la consommation de produits majoritairement fabriqués désormais en Asie et qu'il faut transporter par air ou par mer jusqu'en Europe. Cette stratégie de tout faire fabriquer à l'étranger, décidée dans les années 80, avait comme but de maintenir le pouvoir d'achat des Français sans augmenter les salaires. Tant pis pour la qualité des produits proposés et tant pis pour la planète… Tant mieux pour les multinationales et leurs actionnaires… Une vraie politique de relocalisation est indispensable, qui recréera de l'emploi et de la valeur ajoutée qui restera en France et qui soulagera la planète. On reverra des étiquettes “made in France” au lieu de celles, omniprésentes, “made in China”. Les partis politiques Les partis sont un héritage malheureux de la Terreur de 1789 et ils contribuent à la dislocation et à la brutalisation de la société. Leur ADN est de grossir et de faire triompher leur doctrine, et pour ce faire tous les moyens sont bons, la propagande et au bout de la démarche: le totalitarisme. Ils deviennent, peut être même inconsciemment des fabriques à mensonges. Il est souhaitable qu'ils disparaissent. Pourtant l’idée de départ était bonne. Faire élire par le Peuple dans chaque région des représentants et les réunir en Assemblée à Paris afin qu'ils légifèrent en son nom relevait d'une conception éthique de la vie politique. C'était sans compter sur les partis qui ont petit à petit dénaturé ce beau principe originel et qui font qu'aujourd'hui l'Assemblée Nationale ne représente plus que les adhérents des partis qui la constituent, soit environ 500.000 personnes. La volonté démocratique qui avait prévalu à la naissance de cette idée est morte. Dans les faits, le Peuple a délégué ses pouvoirs législatifs à des représentants qui une fois élus obéissent aux directives de leurs partis qui marchandent leurs votes lors des scrutins à l'Assemblée Nationale, contre des postes ou des modifications partisanes de lois. Le Peuple n'a même plus de rôle consultatif, puisque à l'exception des votes pour renouveler les mandats de nos élus, on ne lui demande plus son avis. La vraie démocratie ne peut être que l'expression d'une souveraineté citoyenne rendue possible par la tenue de référendums d'Initiative Citoyenne RIC ou proposés par le gouvernement RIG. Le résultat du vote fera office de loi qui sera mise en œuvre par l'Assemblée. Le consensus général, obtenu par référendums, indique où est le bon choix. Ce processus doit s'accomplir sans passion collective et s'exprimer sur des sujets de la vie publique et non pas sur des choix d'individus, car l'idolâtrie est toxique. Le système électoral en place ne va pas dans ce sens et la plupart du temps nous votons pour un homme et pour ses promesses plus que pour ses idées. Ensuite, on constate que ces promesses ne sont généralement pas tenues et qu'il n'y a pas de conséquences pour celui qui nous a vendu ses boniments. Comme il n'y a pas de conséquences pour tous les Présidents qui quittent l'Elysée en nous laissant leur paquet de dettes. C'est pourquoi, le seul espoir est de transférer enfin le pouvoir au Peuple, par l'intermédiaire d'un collectif qui aura désigné une personne pour le représenter à l'élection présidentielle. Il faut accepter les règles du jeu actuelles, entrer dans le système et engager le processus que nous décrivons ici. Nous en avons la possibilité par notre vote. Le changement climatique C'est un fait avéré, l'activité humaine à perturbé le climat et les effets sont ressentis sur tous les continents. La production de gaz dits à « effet de serre » a généré un réchauffement climatique qui provoque des modifications du fonctionnement de la nature. Les principales causes identifiées sont l'utilisation de combustibles fossiles, la déforestation et l’élevage intensif de bétail. Il faudra constamment chercher à réduire notre impact sur la nature. Nous voulons faire de la France l'exemple à suivre dans la réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires, dans la reforestation (et la dé-bétonisation), dans la dé-carbonisation de nos activités, dans le respect et la préservation du Vivant au sens large. C'est une tâche énorme et ambitieuse, mais nous savons tous que c'est la voie à suivre. Cela demandera à tout le monde des efforts conséquents, pour réduire notre consommation globale, pour acheter moins et acheter mieux, privilégier le local et les circuits courts. La grande distribution et les multinationales de l'alimentaire devront montrer leur engagement dans le processus vertueux des 5R (refuser, réduire, réparer, réutiliser et recycler). La France ne génère « que 1% » de la pollution mondiale, mais nos plages, nos fleuves, nos lacs sont en souffrance, car tout finit dans la mer. Les volumes d'ordures ménagères augmentent constamment et atteignent 500 kg par habitant et par an en 2025. Des solutions de réduction existent et c'est un changement de vision qui permettra de réduire ce gâchis, de nourriture, d'emballages, de plastique, de verre. Le retour massif à l’emballage consigné est une des solutions. Nous sommes résolument en faveur du nucléaire, aucun autre système de production d'énergie électrique ne pourrait suffire à notre consommation. Ce mode de production ne génère pas de gaz à effets de serre. Les Allemands ont stoppé leurs centrales nucléaires et doivent redémarrer aujourd’hui leurs centrales à charbon. Un projet international existe, basé dans le sud de la France, qui cherche à produire de l'énergie via la fusion (au lieu de la fission actuelle). Ce serait une énergie nucléaire abondante et sans déchets. Mais la meilleure énergie c’est celle qu’on ne consomme pas, consommer moins et mieux, c'est ce que nous pouvons faire en tant qu'occupants de cette planète, nous le ferons avec volonté, disciplinés et convaincus que nos efforts paieront. Le travail C'est l'activité humaine qui permet la production de biens et de services, c'est la voie essentielle pour l'expression de la personne, la réalisation de ses capacités et de sa sécurité matérielle. Le travail nécessite un effort qui permet de recevoir une rémunération en échange. Voltaire disait que le travail nous éloigne de deux grands maux : l'ennui, et le besoin. C'est le travail qui supporte la quasi-totalité des charges permettant le maintien de notre système social. C'est un choix politique malheureux car le travail devient une denrée rare et le nombre d'heures travaillées par an n'a fait que décroître depuis 60 ans, réduisant d'autant les recettes malgré l'augmentation permanente des taux. Il faut des recettes d'une autre nature pour équilibrer l'action de l’État Providence. La seule activité capable de procurer des montants suffisants est la finance internationale. Il faut donc la taxer et limiter les fabuleux montants qui disparaissent dans les paradis fiscaux. La sécurité La France dispose de : * 250 000 (policiers + gendarmes) * 25 000 policiers municipaux * 20 000 gendarmes mobiles (CRS) soit près de 300 000 fonctionnaires composant les forces de l'ordre, placées sous l'autorité du ministre de l'Intérieur. Malgré ces effectifs et les efforts déployés, la criminalité, sous toutes ses formes, est en augmentation quasi constante depuis 2008. Le trafic de drogue est responsable d'une partie importante des délits et des violences constatés. Il n'est pas question de baisser les bras, au contraire : il faudra durcir notre riposte et protéger tous ceux qui contribuent honnêtement à la bonne marche de la société. De nouvelles unités du RAID et du GIGN seront créées. Nous ouvrirons des commissariats dans les villes ou villages qui en auront besoin. La législation doit être renforcée, les peines augmentées et surtout appliquées. Si nos prisons débordent, nous conclurons des accords avec les pays qui proposent d'accueillir des criminels. Renforcer la sécurité passe par une Justice qui aura plus de moyens et par des procédures simplifiées qui faciliteront la mise hors d'état de nuire des délinquants. L’immigration Sujet sensible et clivant s'il en est . Les chiffres, déjà : Il y aurait en France environ 8 millions d'étrangers, des personnes qui n’ont pas la nationalité française, soit 12% de la population totale. La plupart sont en situation tout à fait légale. On estime que 500 000 étrangers sont arrivés en France en 2024 et le rythme annuel devrait continuer à s'accroître du fait des nombreux conflits mondiaux. L'attrait de la France ne faiblit pas et il est logique de se poser la question du combien et du comment accueillir toutes ces personnes. Il y a plusieurs catégories de migrants : * Les migrants en situation régulière. La DGEF (Direction Générale des Étrangers en France) annonce avoir validé 4,5 millions de titres de séjours en 2025. Beaucoup sont des demandeurs d’asile et attendent l’évolution de leur demande auprès de l’OFPRA. * Les migrants humanitaires. Ceux qui fuient les conflits et qui cherchent un endroit sécurisé pour vivre avec leur famille. Si nous étions à leur place nous en ferions autant. A leur arrivée, ces personnes devront faire les démarches légales pour être clairement identifiées. Nous pensons qu'il faut accueillir temporairement ces personnes aux conditions qu'elles repartent dans leur pays lorsque la situation politique le permettra et qu'elles fournissent des travaux ou prestations bénévoles durant leur séjour, en contrepartie des charges qu'elles représentent pour la société française. Il ne sera pas possible pour ces personnes d'obtenir la nationalité française et leurs enfants nés en France ne seront pas naturalisés Français, ils devront les déclarer en France à leurs ambassades ou consulats. * Les migrants économiques. Ceux qui arrivent en France car dans leurs pays, il n'y a rien, pas de travail, pas d'espoir. Ces personnes ne seront plus acceptées si elles n'ont pas fait la demande préalable auprès de l'ambassade de France de leur pays d'origine. * Les migrants clandestins, donc illégaux, qui ne bénéficieront pas d'aides et qui sont voués à être renvoyés dans leur pays d'origine. Leur nombre est estimé à 650.000. Nous sommes d'accord pour accueillir et cela est souhaitable, mais il est légitime que nous fixions des règles aux personnes qui « s'invitent » chez nous. Pour bien gérer ce phénomène, il ne faut pas que nous soyons débordés et tout est acceptable jusqu'à un certain niveau. Sinon certains partis joueront sur l’exaspération des Français pour prospérer. Le rapprochement familial ne marche que dans un sens. Pourquoi faut-il systématiquement regrouper les familles en France et non pas au Maroc, en Algérie ou en Afrique centrale ? L'AME (Aide médicale d'État) permet aux personnes résidant en France de manière irrégulière de bénéficier d'une couverture maladie, c’est humanitaire mais incohérent. Les demandes de visas d'étudiants ont explosé. 150 000 en 2024. Il est vrai que le coût des études en France est voisin de zéro et que les aides au logement, les restaurants universitaires, rendent la destination France très attractive. Sommes nous obligés d'en faire autant ? Est ce que la réciproque est vraie ? La France doit faire sa part pour soulager la souffrance humaine et répondre aux appels de détresse, mais il y aura obligatoirement des limites.(ne serait-ce que la question du logement). Avec un taux de chômage de 8 % la France dispose déjà de 2 millions de personnes en recherche d'un emploi, il est peu probable que quelqu'un qui arrive de l'étranger, qui ne parle pas le français, puisse trouver un emploi. Par contre nous accepterons d'accueillir des migrants pour lesquels un contribuable français se portera financièrement garant, de les nourrir, de les loger et de les intégrer à la société. Le rôle de la France dans le monde Quand on considère la taille de la France au niveau de sa population, de son économie ou de sa superficie, elle représente en moyenne 1% de l'Humanité. Cependant elle dispose d'atouts considérables que peu de pays peuvent revendiquer. En effet, et bien que notre Histoire soit entachée d'épisodes peu glorieux, notre cheminement a abouti à l’émergence des Lumières, à la rédaction de la Déclaration des droits de l'Homme, et plus récemment à l'abolition de la peine de mort ainsi qu'à des avancées majeures sur le droits des femmes. Nos philosophes, nos écrivains, artistes et scientifiques ont contribué au rayonnement de la France qui lui donne une aura internationale unique qui fait d'elle la première destination touristique mondiale. Nous avons donc un rôle à jouer, une voix à faire entendre. Avec 250 000 militaires et un budget annuel de 50 milliards d'euros, nous représentons une force d'intervention solide. Il faut cependant rester modeste et miser sur l'union qui, comme chacun sait, fait la force. Nos alliances et partenariats sont nombreux (Union Européenne, Organisation du traité de l'Atlantique nord, Organisation des Nations unies, Organisation Mondiale du Commerce…) : ils doivent perdurer et être renforcés. Pour les adapter aux changements du monde il est souhaitable de les faire évoluer (par exemple, supprimer la règle de l'unanimité au sein de l'UE ou celle du veto au sein de l'ONU). Ces alliances associées à notre à notre armée et à notre force de dissuasion nucléaire suffisent à assurer notre sécurité. Il faut réfléchir à compléter notre panoplie, au développement des drones bien sûr, mais se lancer dans le développement d'une économie de guerre n'est pas une bonne décision. Les efforts qui seront demandés et les économies réalisées devront financer autre chose que des bombes et des chars. L’éducation Tout commence ici. Notre Jeunesse est notre atout le plus précieux pour bâtir l'Avenir. Seule la connaissance peut apporter la transformation 1.200.000 personnes (820 000 enseignants et 380 000 personnels administratifs) sont rémunérées par l’État français pour faire fonctionner notre système éducatif, pour un coût global de 65 milliards d'euros. Les moyens mis en place sont considérables, pourtant les résultats ne sont pas satisfaisants. La France a dégringolé à la 24ème place dans les différents classements mondiaux, dominés désormais par les pays asiatiques. Notre système est poussiéreux et refuse d'évoluer. Ce système archaïque sera adapté à la modernité de notre monde avec l'avis et les conseils du corps enseignant, qui subit également l'actuelle organisation des études en France. Les pistes de changement pourraient être : * Durée globale (élémentaire + secondaire) réduite à 12 ans au lieu de 15. Les jeunes d'aujourd'hui sont tellement éveillés et les techniques d'apprentissage ont énormément progressé, il n'y a pas besoin de 15 années pour apprendre à lire et à écrire. Par contre le savoir-faire et le savoir-être feront l'objet d'enseignements spécifiques tout au long de la scolarité. Les stages en entreprises et à l'étranger seront intensifiés. Des journées, de reforestation, sportives, musicales, de cuisine, de cours d'échecs... feront partie du cursus. Apprendre à se nourrir sainement, apprendre à combattre les addictions (malbouffe, écrans…), apprendre à respecter la nature (nettoyage, ramassage) seront au programme. La discipline, le respect seront enseignés et non négociables. * Réflexion sur la pertinence de maintenir l'examen du Baccalauréat, réussi par 96% des élèves et qui n'est donc plus significatif. * L’Enseignement Universitaire et la Recherche souffrent et alertent sur leur situation financière. Nous prendrons ce dossier à bras le corps. En liaison avec ce chapitre, il faudra décider du positionnement face aux réseaux sociaux, qui accaparent une grande partie du temps et de l'esprit de la jeunesse. Ce sont des technologies extraordinairement sophistiquées et que nous utilisons majoritairement à des fins puériles et qui n'apportent pas grand-chose au développement individuel ou intellectuel. Nous pensons qu'il faut apprendre à s'en servir et que ces techniques d'utilisation positives doivent être enseignées. L’intelligence artificielle L’intelligence artificielle (IA) permet de faire un maximum de choses avec un minimum d'efforts. Du fait de ses fonctionnalités persuasives, elle déclenche une addiction affective chez ses utilisateurs. C'est pourquoi elle peut constituer un danger pour la société, en éloignant l'Homme de sa nature profonde qui l’amène depuis 400 000 ans à réfléchir par lui-même à son comportement et à prendre les décisions nécessaires à sa survie. Nous sommes donc face à un risque élevé de déshumanisation, et de perte d'esprit critique. C'est la raison pour laquelle ce sujet hautement politique devra faire l'objet d'un encadrement législatif. Beaucoup d’autres sujets ne sont pas traités ici. La Culture, les Transports, la Santé, les Hôpitaux…. Ils sont évidemment dans nos préoccupations et nous les aborderons tous ensemble si l’Avenir nous sourit. Finissons par celui qui nous intéresse le plus. Le bonheur Les principes menant à une existence heureuse sont connus : une bonne santé obtenue par une alimentation saine, qui permet de se consacrer à des occupations qui donnent un sens à notre vie. C'est la quête d'un bonheur existentiel durable qui doit nous guider, pas celle de satisfactions éphémères qui ne sont que des plaisirs passagers qu'il faut sans cesse renouveler. Nous savons au fond de nous même que tout est une question de philosophie et de choix. Si on prend l'option de réduire notre train de vie, notre consommation, de prendre nos distances avec le système néo-libéral, de contribuer individuellement le plus possible à une nouvelle organisation de la société, on retrouvera des marges de manœuvre, on créera un précédent vertueux et on desserrera le nœud coulant qui nous étouffe petit à petit. Et surtout notre vie changera, en mieux, en plus saine, en plus épanouissante, en plus vertueuse. Quelles sont nos priorités… Avouons-le, l'argent arrive souvent en tête de liste. Tout nous pousse à cela : le coût de la vie, la situation internationale, les projets, les voyages, les rêves. Et quand on pose la question de savoir ce qui est vraiment important pour un être humain, la réponse est souvent “ la sécurité pour lui et sa famille”, et on estime que l'argent peut permettre de garantir ce besoin. Mais quand on réfléchit à ce qui permet d'avoir une vie heureuse, la réponse fréquente est : une bonne santé, une activité qui a du sens et une vie sociale dense. Le rôle de l'argent ici est moins évident et en avoir ne garantit pas l’accès au bonheur. Pour Mathieu RICARD, c’est même le fait de ne pas avoir d’argent qui lui permet d’accéder au Bonheur. Pour Pierre RABHI , le Bonheur provient de la recherche de la Sobriété, l’équilibre entre les ressources et les prélèvements. et le Grand chef des indiens Lakotas, Sitting Bull, de conclure : Quand ils auront coupé le dernier arbre Pollué le dernier ruisseau Pêché le dernier poisson Alors, ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas. Synthèse Création du mouvement citoyen « A NOUS MAINTENANT » qui instaurera une démocratie directe basée sur des recours fréquents au mode d'expression dit «par référendum» qui permet que les décisions soient prises, comprises et acceptées par tous. La Transparence, l’Équité et la défense systématique du Bien Commun. Un discours franc et honnête (fini la démagogie) Un juste partage des efforts et de leurs bienfaits Une reconnexion avec la Nature Une société pacifiée Tout cela est possible si nous restons lucides et si nous ne succombons pas aux messages pessimistes des médias et des réseaux sociaux. La France a beaucoup d'atouts mais la démagogie politique des dernières décennies a endormi notre raisonnement et cherche à faire de nous des moutons de Panurge, paniqués par des discours anxiogènes et prêts à succomber aux extrêmes. Le Peuple de France ne tombera pas dans ce piège mortel et saura retrouver ses valeurs fondamentales de Justice, de Courage et de Liberté. Notre heure est venue A NOUS MAINTENANT de prendre soin de la France. Rejoignez le mouvement : WWW.ANOUSMAINTENANT.FR contact@anousmaintenant.fr (paroles d'une chanson écrites par l'auteur du livre en l'an 2000) ALERTE GENERALE Alerte pour la Terre, Alerte Générale Pour les Hommes, la Nature et le monde Animal Demain on dira tous « c'était du délire! » Mais c'était bien avant qu'il fallait réagir Bientôt plus de baleines dans les Océans Le Tigre et l'Ours blanc, voisins du néant De plus en plus d’espèces en voie d'extinction Pourtant, en théorie, c'est ça l’Évolution C'est mal parti, quel gâchis Si personne ne réagit Si la folie continue Des lendemains y'en aura plus Huit Milliards d’Êtres Humains sur la Planète Bleue Et plus que la moitié sont plus que malheureux Avant d'avoir atteint le point de non-retour Posons nous la question « mais après quoi on court » Las Vegas et Monaco New Delhi et Bamako C'est peut être ça la clé C'est le manque d'égalité Et le droit des Générations Futures Vous leur avez donné en pâture Mais on n'est pas à court de munitions Rendez-vous aux prochaines élections L'industrie, nos bagnoles Adieu les glaces des Pôles Accepter le partage Comprendre qu'on est de passage Seulement… de passage…